Table des matières
Chaîne de traitements stéréophotogrammétriques complète sur Photoscan
- Il est fortement recommandé de connaître les fonctionnalités de base du logiciel
- Vous pouvez me demander des données d'exemple
- Cette chaîne de traitements est similaire à la majorité des logiciels de stéréo
- Difficulté du tuto :
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Étape préliminaire, recouper et masquer les photographies
Afin d’obtenir un résultat précis, il est nécessaire de recouper les parties des images qui ne sont pas utiles lors du traitement en y appliquant un masque.
Dans « l’espace de travail » (workflow), il suffit de double cliquer sur une image ou photographie (cette dernière va s’ouvrir au centre de l’écran).
Ensuite, il suffit de prendre l’outil sélection rectangulaire, puis de dessiner une zone en essayant de ne pas y inclure les bords de l’image.
Ensuite il suffit d’inverser la sélection,
puis de soustraire la sélection inversée
.
Le résultat permet donc de ne garder que le centre de l’image qui sera analysé. Cette étape longue et répétitive peut être accélérée en utilisant les touches de raccourcis clavier, ou en programmant des touches de raccourcis sur des souris multi-boutons.
Si cette étape est sautée, lors du montage final de l’orthophoto, les bords des photographies avec notamment les pieds de la nacelle seront présents avec une opacité.
Ci contre, les captures avant la soustraction des cadres, et après soustraction.
- Maintenez CTRL pour détourer plus facilement les formes.
- Ajouter la sélection Ctrl + Maj + A
- Soustraire la sélection Ctrl + Maj + S
- Inverser la sélection Ctrl + Maj + I
Aligner les photographies placement relatif
Cette étape permet d’aligner les photographies entres-elles.
L’alignement se fait en comparant et regroupement statistiquement les pixels entre eux.
L’alignement est un processus assez long qui peut être optimisé par quelques manipulations décrites ci-dessous. La restriction par masque est à activer dès lors où il y a eu un travail de masque lors de l’étape de recoupement des images.
L’ensemble des différents tests ont permis de déduire que la méthode de placement relative la plus optimisée possible était avec une précision moyenne, ainsi qu’avec une restriction des caractéristiques. Les valeurs des limites de points ainsi que des points de liaisons sont à laisser en valeurs par défaut sauf dans des cas extrêmes avec des très hautes précisions recherchées.
Dans le cadre d’une série importante de photographies (150 ou 300), notamment lors des missions drones, il peut être intéressant d’effectuer un placement avec présélection des paires.
Dans le cadre d’un MNT très haute précision les paramètres ci-dessous sont appliqués.
Aligner les photos en placement absolu
En placement absolu il est nécessaire de connaître l’emplacement des caméras. Pour l’exemple nous avons un jeu de données issues du Phantom 4. Les prises de vues sont directement géotaguées. Elles apparaissent avec des ronds avant l’alignement sur votre modèle.
Voici le paramétrage de la fenêtre d’alignement
Avec cette méthode si la position des caméras est bonne il n’est pas nécessaire de poser de cibles au sol. Il est possible de construire le MNT et l’ortho directement, sans points d’appui ni de ciblage (étapes suivantes).
Résultats de l’alignement
Le résultat de l’alignement peut être effectué en allant dans l’interface « modèle ». Un modèle 3D apparaît alors avec une gestion de mobilité par centroïde avec le clic droit, un déplacement en translation horizontale avec le clic gauche maintenu, et les options de zoom avant / arrière avec la molette.
Les rectangles bleus sont les emplacements relatifs du vecteur et du capteur lors de la prise de vue. Il sera par la suite possible de récupérer cet emplacement en X Y Z avec les axes de lacets, roulis et tangages, lorsque le modèle sera géoréférencé (d’où le nom de méthode de placement relative).
Construction du nuage dense
Le nuage dense va être construit à partir de premier placement ou alignement des photographies.
Ce nuage dense permettra par la suite de construire le maillage du modèle.
A cette étape du projet, il est nécessaire de dégager du temps de traitement car ce processus peut être assez long.
La méthode de nuage dense est de type ultra haute avec un filtrage en profondeur moyen (permet de supprimer les aberrations pixellaires lors de l’étape d’alignement).
Le résultat du nuage dense du projet :
Nettoyage et recadrage du modèle
Il peut être intéressant de nettoyer le projet afin d’enlever les zones qui ne nous intéressent pas.
Ici l’ensemble des pixels dans la mer et sur les terres sont enlevés avec l’outil Sélection de forme libre qui permet de faire des beaux arrondis (
).
Cette étape de nettoyage permet de gagner du temps sur le processus de maillage.
Les contours du modèle peuvent aussi être recentrés sur l’objet de travail en utilisant le recadrage manuel de la région
(redimensionner la région).
La classification des points
Il peut être intéressant de classer les points (automatiquement ou manuellement), afin d’exporter un nuage de points classé, en vue d’effectuer de meilleures interpolations sous SIG par exemple.
Nous utiliserons la vue classification :
Ici l’ensemble des pixels qui doivent être classés sont sélectionnés avec l’outil Sélection de forme libre qui permet de faire des beaux arrondis (
). Vous pouvez aussi prendre l’outil circulaire ou rectangulaire. Puis en maintenant enfoncé les touches CTRL+MAJ+C, assigner la classe correspondante.
Il est aussi possible d’effectuer une classification automatisée. Outils – Nuage dense – Classifier les points de terrain…
Avec par exemple ce paramétrage :
La construction du maillage
Le maillage va permettre de construire les liaisons et le modèle 3D de notre projet.
Ce maillage va faire rejoindre les points du nuage dense entre eux et ainsi construire des liaisons « physiques ».
Cette étape est décisive pour la précision finale du MNT. Il est impératif de partir du nuage dense et non du nuage épars ou clairsemé pour construire le maillage. Le nuage dense permet une meilleure précision du modèle. Un calcul rapide de faible précision peut cependant être effectué à partir du nuage clairsemé. À ce moment-là, l’étape de construction du nuage dense peut être sautée.
Les résultats de la construction du maillage
La construction de la texture
Dans le cadre de la réalisation d’une orthophotographie, la texture est l’élément le plus important.
Le mode de nappage recommandé est de type orthophoto, avec une fusion en mosaïque.
Le nombre de texture doit être un multiple de 4 096 pour exporter la texture sur un PDF 3D adobe. La valeur recommandée pour les petites configurations PC est de 8 192. Pour un travail sur PC possédant un carte graphique importante (2Go de ram) ainsi qu’un bon processeur et de la ram suffisante, la texture peut être augmentée à 12 288.
Plus la texture demandée est importante, plus le temps de calcul est long, mais il sera plus facile de poser par la suite les repères de géoréférencements.
Ci-dessous une texture construite à 12 288 permet de suffisamment zoomer pour placer les points de repères. Il est aisément possible de zoomer sur les galets et cailloux du parking.





















